Hébreu: חֲנֻכָּה ou חנוכה
traduction française : "Fête de la Dédication" (du Temple de Jérusalem)
Hanouka (en hébreu: חנוכה) est une fête juive, aussi connue sous le nom de Fête des Lumières. Cette fête est célébrée pendant 8 jours à partir du 25 du mois hébraïque de Kislev (novembre-décembre).
En effet, les Livres des Macchabées qui en retracent le contexte historique, ne furent pas inclus dans le "canon" juif Le rituel de Hanoucca porte moins sur la commémoration de ces épisodes de l'histoire juive que sur le Miracle de la Fiole d'Huile, lequel est consigné dans le Talmud mais pas dans les Livres des Macchabées (bien que 2 M 1:18 et seq. rapporte une histoire de contenu similaire, mais situé à l'époque de Néhémie)Commémoration d'un miracle survenu à la suite de la révolte des Macchabées contre Antiochus IV Epiphane : les lampes de la Menorah du Temple de Jérusalem brûlèrent ardemment pendant huit jours, alors que l'huile d'olive qui l'alimentait n'aurait dû suffire que pour un seul jour. L'épisode historique se déroule vers -165 en Judée, qui est sous la domination des Séleucides depuis la victoire d'Antiochos III sur Ptolémée IV en -200. Au moment des événements commémorés par Hanoucca, le pays est gouverné par Antiochos IV qui, d'après les Livres des Macchabées impose aux Judéens les pratiques païennes en vigueur chez les Grecs, et frappe d'interdiction l'étude de la Torah et, plus généralement, la pratique des préceptes du judaïsme sous peine de mort. Il est possible que certains Juifs se soient alors réfugiés dans les montagnes et aient lutté épisodiquement contre les Grecs, mais l'événement déclencheur de la révolte se déroule, d'après le Premier Livre des Macchabées, dans la petite ville de Modiin. Les Grecs auraient ordonné au dirigeant de la ville, Mattityahou (Mattathias)HaCohen (le Prêtre), petit-fils de Hasmonaï (d'où le nom de la famille : les Hasmonéens), de sacrifier un porc à leurs divinités. Outré, Mattathias, refuse, mais un Juif hellénisé se porte volontaire pour « collaborer » sans contrainte. Il est sur le point d'abattre la bête quand Mattathias le poignarde, ainsi que le dignitaire grec présent sur place. Puis, il appelle à la révolte ceux qui restent fidèles à la Loi de YHWH et à Son Alliance. Sachant qu'ils seraient désormais traqués sans merci, Mattathias, ses fils et leurs fidèles s'enfuient dans les montagnes. Les Juifs observants, regroupés sous le nom de Hassidim (les Intègres, qui ne partagent avec le mouvement ultra-orthodoxe né en Europe de l'Est que le nom) avant d'adopter le surnom de leur chef légendaire, Yehouda haMaccabi, mènent alors une guerilla violente et sanglante, aboutissant en -165 à l'expulsion des Séleucides (pourtant en nombre et en technologie supérieurs, disposant entre autres d'éléphants de guerre) hors des frontières de Judée et à la reprise de Jérusalem. Antiochus lui-même mourut sur le chemin qui mène à Jérusalem. Cependant, la victoire sera payée au prix fort. La plupart des combattants et de leurs chefs, à commencer par Juda Macchabée, trépassent de mort violente. Les victimes dont font état les Livres furent si nombreuses que le terme Macchabée, qui signifiait à l'origine "Marteau" [qui écrase les ennemis], à moins qu'il ne soit un acronyme de Mi Kamokha Baelim YHWH (Qui est comme Toi parmi les puissances, YHWH), devint synonyme de "cadavre". Une fois parvenus au Temple de Jérusalem, les Macchabées procèdent à la purification du lieu saint profané par les Grecs. Les Juifs célèbrent moins cette victoire que le Miracle de la Fiole d'Huile ayant duré huit jours, selon le Talmud. Par le terme "lamèhadrine" (litt., "du plus magnifique"), les Sages indiquent que les Hasmonéens, prêtres et marchands d'huile de leur état, savaient en réalité comment faire durer une flamme, en utilisant les longues mèches des jours d'été au lieu des mèches d'hiver. Cependant, la flamme ainsi obtenue aurait dû être frêle et pour ainsi dire pathétique. Le miracle aurait donc été qu'elle brilla intensément, glorieusement, réchauffant le cœur, raffermissant la foi de ceux qui l'avaient perdue, comme de ceux qui l'avaient gardée.
Pour certains, le miracle est imputable à certaines propriétés de l'huile, un "grand crû". Pour d'autres, la vision de la flamme, fût-elle frêle, eut le même effet sur les Judéens que si elle avait été glorieuse. Il n'est fait nulle mention de ce miracle dans les sources non-talmudiques. Les livres deutérocanoniques hébreux des Macchabées donnent d'autres raisons pour les huit jours de Hanoucca : 1 Macchabées (4:56-59) dit que "pendant huit jours, ils fêtèrent la redédication de l'autel. Puis Juda et ses frères, ainsi que toute la congrégation d'Israël décrétèrent que les jours de la rédedication...seraient observés...chaque année...pendant huit jours", et 2 Macchabées précise que "les Juifs célébrèrent joyeusement pendant huit jours comme lors de la Fête des Cabanes." 2Macchabées livre une autre explication, également consignée dans le Talmud : les huit jours commémoreraient la mort d'une mère (nommée Hannah dans le Talmud) et de ses sept fils; Ceux-ci furent torturés, puis exécutés pour avoir refusé de transgresser en mangeant du porc et en se prosternant devant une statue; Hannah elle-même se suicida après leur mort; Cette histoire forme la base du principe de yehareg vèlo ya'avor (être tué plutôt que de transgresser, dans 3 circonstances: 1- Devoir tuer soi meme une tierce personne innocente 2- Commettre un adultere 3- Servir une idole)
Selon un enseignement talmudique similaire, les huit jours de Hanoucca seraient une allusion aux huit jours du nouveau-né au moment de sa circoncision, pratique interdite par le pouvoir séleucide. Historiquement, Hanoucca commémore une double victoire : Cependant, Hanoucca célèbre moins ces faits que le Miracle de la Fiole qui s'ensuivit.
Ceci s'explique d'abord par la réticence du judaïsme à fêter une victoire, où la tentation de méconnaître la "main" de Dieu au profit du génie militaire et stratégique humain est trop importante. Ensuite, parce que les Hasmonéens devinrent quelques générations plus tard le symbole d'oppression et de décadence, surtout après que, hérésie suprême, un descendant des Cohanim se nommât roi, ce qui représentait une usurpation du pouvoir, celui-ci ne pouvant revenir qu'à un enfant d'ascendance davidique. La guerre civile qui s'ensuivit fut jugée d'autant plus déplorable qu'elle ne s'acheva que par l'arrivée des légions de Pompée, invitées à arbitrer le différend. Ceci marqua le début de la conquête romaine de la Judée, qui devait s'achever par sa destruction et le second exil des Juifs, à l'époque où les docteurs de la Mishna discutaient des lois de Hanoucca, parmi d'autres.
La redédication du Temple et le Miracle de la Fiole sans lequel il n'aurait pu avoir lieu (selon le Talmud) ne véhiculaient en revanche que des aspects positifs et immuables. Le cruchon d'huile d'olive devint une métaphore de la miraculeuse survie du peuple juif au long de milliénaires d'épreuves et de tribulations. Si la fête de Hanoucca n'est pas mentionnée dans le Tanakh (la Bible), le terme y est retrouvé à plusieurs reprises. Il provient de la racine hébraïque חנכ , qui signifie "édifier, inaugurer". On la retrouve dans le חינוך ('Hinoukh, éducation, c'est-à-dire édification des enfants) et dans le nom biblique d חנוך, car il est l'édificateur d'une ville.
Il est (encore de nos jours) de coutume chez les Juifs, avant d'inaugurer une maison dans laquelle on compte vivre, de se réunir et de prier ; cette cérémonie est appelée "חנוכת בית" (Hanūkat Bayit). Ce même cérémonial devait se tenir avant d'inaugurer le lieu que Dieu choisirait pour résidence, et c'est toujours dans des circonstances semblables qu'on retrouve le terme 'Hannoucca dans la Bible hébraïque : lors de l'inauguration du Mishkan(TABERNACLE) dans le désert du Sinaï après l'Exode, lors de l'inauguration de l'autel en Nombres, 7, et lors de l'inauguration du Temple de Salomon. 'Hanoucca désigne donc simplement la redédication du Temple. L'histoire de Hanoucca est préservée dans les deux premiers Livres des Macchabées. On y trouve également une histoire similaire au Miracle de la Fiole, mais nettement plus ancienne, selon laquelle lors du rallumage du feu de l'autel par Néhémie était due à un miracle qui se produisit le 25 Kislev, et aurait joué un grand rôle dans le sélection de cette date par Juda Macchabée pour réinaugurer l'autel du Temple. Le miracle de Hanoucca est décrit dans la Gemara ,Ayant chassé les profanateurs du Temple, les vainqueurs s'aperçoivent qu'il ne reste pratiquement plus d'huile consacrée, à l'exception d'une fiole scellée par Yohanan le Cohen Gadol. Cependant, elle ne pourrait éclairer la Menorah que pendant un jour alors que le processus de fabrication d'huile en requiert huit. Ils l'utilisent néanmoins, et miracle, la Menorah brille de tous ses feux durant les huit jours. Le Talmud présente trois coutumes: Josèphe ne pouvait croire que ces lumières pouvaient symboliser la liberté obtenue par les Juifs le jour commémoré par Hanoucca. Hanoucca est aussi mentionnée dans la Mishna .Par ailleurs, Hanoucca est à l'origine d'une retombée majeure mais méconnue de Hanoucca sur la pratique du judaïsme, outre le yehareg vèlo ya'avor.
le Talmud rappelle un fait évoqué dans I Macc. 2,41 : des Hassidim, se faisant surprendre à Chabbat par l'ennemi, préférèrent se laisser tuer qu'enfreindre le Chabbat. Cette tragédie permit d'établir le précédent du pikkouah nefesh: il est obligatoire de transgresser les lois du judaïsme, fût-ce celles du Chabbat, afin de préserver ou de sauvegarder une vie, à l'exception des trois cas de péché dans lesquels la mort est préférable, à savoir le meurtre, le viol et l'idolâtrie. Certains Sages tirent d'autres enseignements de ce nom Jn10.22 On célébrait alors à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver. 23 Au temple, Jésus allait et venait sous le portique de Salomon. 24 Les Juifs firent cercle autour de lui et lui dirent: «Jusqu'à quand vas-tu nous tenir en suspens? Si tu es le Christ, dis-le-nous ouvertement»! 25 Jésus leur répondit: «Je vous l'ai dit et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père me rendent témoignage, 26 mais vous ne me croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. (...) 30 Moi et le Père nous sommes un». 31 Les Juifs, à nouveau, ramassèrent des pierres pour le lapider. 32 Mais Jésus reprit: «Je vous ai fait voir tant d'œuvres belles qui venaient du Père. Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider»? 33 Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous voulons te lapider, mais pour un blasphème, parce que toi qui es un homme tu te fais Dieu». 34 Jésus leur répondit: «N'a-t-il pas été écrit dans votre Loi: J'ai dit: Vous êtes des dieux? 35 Il arrive donc à la Loi d'appeler dieux ceux auxquels la parole de Dieu fut adressée. Or nul ne peut abolir l'Ecriture. (...). 39 Alors, une fois de plus, ils cherchèrent à l'arrêter, mais il échappa de leurs mains. 40 Jésus s'en retourna au-delà du Jourdain, à l'endroit où Jean avait baptisé au commencement, et il y demeura. .41 Beaucoup vinrent à lui et ils disaient: «Jean certes n'a opéré aucun signe, mais tout ce qu'il a dit de cet homme était vrai». 42 Et là, ils furent nombreux à croire en lui.